Les décisions de la Ville

Yann Dubosc compte agir de façon « humaniste » afin d’intégrer au mieux ces migrants, mais il s’agit aussi de rassurer les habitants. Voici les principales mesures décidées par la municipalité :

  • Présence policière renforcée autour de l’hôtel, durant les arrivées et sorties scolaires.
  • Mise en place de la vidéosurveillance sur le boulevard de Lagny.
  • Bloquer les chambres encore libres pour qu’elles accueillent des étudiants par exemple, et non des migrants supplémentaires.
  • Démarcher des bailleurs susceptibles de racheter l’hôtel afin d’accueillir les administrés de Bussy en situation précaire.
  • Une réunion publique tous les trois mois pour informer les habitants

28/03/2019

Centre de demandeurs d’asile : la Ville en colère mais déterminée !

Yann Dubosc a invité la préfète, le président du conseil syndical de l’hôtel, le gestionnaire et l’exploitant du centre d’accueil afin de répondre aux interrogations des Buxangeorgiens et de la Commune.

Le 4 février, la réunion publique, qui a duré trois heures, a réuni plus de 200 habitants. A noter que la préfète et le Député, également convié, étaient absents lors de cette réunion publique.

Pour rappel, Bussy s’est vu imposer un centre de demandeurs d’asile sur le boulevard de Lagny. Une partie de l’ex-hôtel Belaggio accueille depuis la mi-janvier 127 jeunes hommes, principalement Afghans, Soudanais et Erythréens, âgés entre 28 et 29 ans.

Initiative unilatérale de l’Etat

Le Maire a d’emblée dénoncé un projet mené par l’Etat et les copropriétaires de l’ex-hôtel Belaggio, sans prise de contact officielle, ni concertation avec la Municipalité.

« Pourquoi ce projet sensible, social et politique a-t-il été mené avec opacité, en évinçant les élus de Bussy Saint-Georges et au mépris des Buxangeorgiens ? Sur le fond, cela méritait une discussion, sur la forme, c’est un scandale », a déclaré Yann Dubosc.

Représentant l’Etat, Alain Bleton, Directeur départemental de la cohésion sociale, a affirmé que « le pays devait apporter une réponse aux flux migratoires et trouver des hébergements d’urgence pour 3 ou 4 ans. 874 places ont été réparties en Seine-et-Marne. »

Concernant Bussy, il a mandaté La Rose des vents, association qui s’occupe des demandeurs d’asile, pour prospecter dans le secteur. C’est ainsi que le gestionnaire de l’ex-hôtel Bellagio a été démarché. Les copropriétaires ont par la suite accepté le projet de l’Etat.

Un bâtiment aux normes ?

L’ex-hôtel avait pourtant été fermé par Yann Dubosc, en 2017, pour des raisons de sécurité, suite au rapport alarmant des pompiers. Le gérant assure que désormais tout est aux normes. Mais le seul courrier adressé à la mairie en septembre 2018, évoquait une réouverture sous forme de « résidence de tourisme ».

Colère, inquiétude, compassion… Dans la salle, les avis des Buxangeorgiens étaient partagés, même si une majorité a exprimé son désaccord face à cette « réquisition ».